Moger Orchestra

Musiques Têtues

10h30 – La Grande Boutique (Langonnet)

©E. Legret

Dylan James, chant & basse électrique/contrebasse ; Sakina Abdou, flûtes, saxophone alto, chant ; Régis Bunel, saxophone baryton ; Etienne Cabaret, clarinette basse ;
Floriane Le Pottier, violon ; Nicolas Pointard, batterie ; Christelle Sery, guitare électrique, chant ; Pauline Willerval, violoncelle, chant

Après Time will defeat, Moger poursuit son chemin unique et décalé avec There must be a passage. Le deuxième opus de Moger va plus loin à travers la co-écriture des textes, qui évoluent en parallèle, en réponse, ou en anticipation d’une création musicale toujours collective. Les voix se mélangent et proposent une direction qui n’est jamais unique. L’idée de la création échappe, la vision n’est pas globale mais soumise au face-à-face sincère du dialogue. Il doit bien y avoir une sortie… Is there light at the end of the tunnel ?… 


Au bord d’un monde

Logelloù

14h30 – Salle des fêtes (Rostrenen)

©P.Ollivier-N.Deffontaines

Philippe Ollivier : musique, photographie, programmation informatique et conception ; Noëlle Deffontaines : danse, dessin et conception ; Guillaume Tahon : régie générale

Une femme s’affranchit de son histoire en la sublimant et par sa force créatrice, elle affirme qu’elle est entière, vivante. Elle affirme sa puissance féminine par son appartenance au cycle de la Nature. Elle a délaissé le papier, elle plonge dans son intimité et la révèle sur sa peau ou danse dans ses dessins, elle fait corps avec ses créations qui l’enveloppent comme une mue, la marque d’une transformation en cours. Le rouge domine et donne force à une projection de lierre. Unique présence verte, cette plante est symbole de force vitale, d’énergie et de persistance du désir. Des images subliminales flashent, comme des réminiscences de blessures anciennes. Divers végétaux apparaissent, l’une d’elles, récurrente, est une fleur morte aux nervures ciselées. Sur sa peau, la femme peint délicatement les veines de cette fleur. Dans le même espace, le musicien est le témoin distant, le coryphée. Au bord d’un monde prend la forme d’un concert visuel performatif.
Noëlle Deffontaines, plasticienne et performeuse et Philippe Ollivier, musicien et photographe, créent une pièce constituée de musique vivante électroacoustique, de danse, photographies, vidéos, dessins, peintures et broderies corporelles. Construite de manière cinématographique, cette pièce nous amène dans un atelier d’artistes, Au bord d’un monde où se confrontent en images et sons, le réel et l’imaginaire. 

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Champs de bataille

Ensemble Nautilis

16h – Cine Breizh (Rostrenen)

©Yan Morvan

Christophe Rocher, clarinettes ; Vincent Courtois, violoncelle ; Edward Perraud, batterie ; Yan Morvan, photographies

Trois musiciens passionnés de photographie créent un photo-concert sur les images du photographe Yan Morvan, issues notamment de son dernier travail « Champs de Batailles », où il témoigne des lieux de batailles et de guerres passées, récentes ou plus anciennes. Il s’agit là d’un reflet de la matière humaine en plein conflit, de la terre marquée par le passage de la guerre… et ce qui en reste.

La musique est librement créée par un trio exceptionnel de musiciens improvisateurs et compositeurs, un trio majeur pour une musique à la fois spontanée et intemporelle, s’appuyant largement sur leurs propres compositions.

Sur scène, le trio est complété par Loïc Vincent (l’éditeur de Yann Morvan), qui tourne lui-même les pages d’un livre photographique, dont il fait défiler les photos au rythme de ce qu’il perçoit de la musique, mettant en relation une musique avec des photographies, et conviant le public à faire son propre chemin à travers cette oeuvre musicale et visuelle.

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18h30 – Serres de Kerionvarc’h – chez Pauline Cabaret et David Roulleau (Rostrenen)

Impromptu : Bunel – Deffontaines – Le Pottier

wa’r prim : Yannick Jory & Dylan James

Connu d’abord par une longue participation au groupe “Les Pires”, Yannick Jory poursuit son parcours notamment avec le Jacky Molard Quartet, Alain Genty, l’Akoustik Duo avec Philippe Ollivier, La Trabant, formation avec laquelle il travaille pour les spectacles chorégraphiques de Philippe Découflé. Fort de cette expérience, il continue son travail de compositeur pour différentes compagnies de danse ou de théâtre et prend part à l’aventure circassienne Hirisinn du P’tit Cirk.

Dylan James (Moger, Moger Orchestra, L’abrasive, Luge, Thomas James Folks, Planchée, Vince Lahay…) développe à la contrebasse un jeu d’improvisateur et une approche modale, à bourdon, mais ouverte de la musique traditionnelle sans l’enterrer systématiquement dans des cadences harmoniques. Il développe un jeu très personnel de contrebasse préparée qui s’apparente aussi au rôle d’un percussionniste, et prête parfois aussi sa voix en chanté/spoken word.

Duo du bas- « Les Géantes »

Cette histoire a des allures de conte, où chaque étape du voyage est une rencontre avec un personnage aussi merveilleux qu’étrange…

Sur notre chemin, nous avons rencontré 7 géantes. Chacune détenant sa lubie, sa particularité, sa beauté et sa réponse à la vie. Chacune nous a offert un monde enchanté où bien souvent le jeu est roi et où l’enfance est reine.

Les géantes sont les héroïnes des chansons qu’Elsa Corre et Hélène Jacquelot ont écrites et composées. Leurs rencontres constituent ainsi le fil rouge du nouveau répertoire de Duo du Bas tel un road-movie extravagant.

CD Les Géantes – sortie officielle le 20 août (Cie À partir de là – Musiques Têtues / L’Autre Distribution)

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No(s) Futur(s) ?

Ensemble Nautilis

Le triptyque No(s) Futur(s) ? évoque le futur, celui qu’on aimerait nous imposer, celui qui prolonge nos passés, nos cultures, nos imaginaires. Le monde se globalise, le virtuel transforme les relations humaines, la courbe d’accélération exponentielle de l’évolution nous dépasse : prenons le temps de regarder le futur.
À l’origine de cette création, se trouve le duo de recherche musicale composé de Sylvain Thévenard (électronique) et de Christophe Rocher (clarinettes), qui au-delà des esthétiques, livre une musique minimale et explosive née de la folle relation entre machine et instrument acoustique.
Ce concert s’inscrit dans une création en triptyque emmené par la voix du rappeur adepte du spoken word Mike Ladd. Il propose d’associer la poésie post-futuriste à une musique inspirée par les machines, les grooves, le spoken word et les clarinettes, aux frontières du jazz, du rap et de l’improvisation.

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